Imprévus du lundi

Horaire : 21 h

Participation libre

Soirées poésie(s)

Tous les lundis, rencontres avec des auteur·es d’ici ou d’ailleurs, soirées thématiques, scènes ouvertes, soirées hommages… Littératures et poésie sont à l’honneur.


Cette saison, plusieurs rendez-vous phares s’annoncent d’ores et déjà… En octobre la poète portugaise Ana Luísa Amaral, en février la poète sud-africaine Antjie Krog, en mars la poète cubaine Nancy Morejón… Elles seront là, à Toulouse, à la Cave Po’, pour vous faire entendre une poésie vibrante et vivante.


Et, tout près depuis là-bas, puisque le confinement nous a fait expérimenter de nouveaux outils, des rendez-vous avec le poète nigérian Niyi Osundare en direct depuis la Nouvelle-Orléans, le chilien Raúl Zurita depuis Santiago du Chili ou le péruvien Marco Martos depuis Lima.


« Chaque mot poétique est un objet inattendu »*…

Laissez-vous surprendre !

* Roland Barthes

Ce lundi

lundi 17 janvier | 1922 : « Année des merveilles » # 1

Rencontre avec le poète chilien Raúl Zurita en direct sur Zoom

Pour inaugurer ce rendez-vous autour de l’année 1922, Annus Mirabilis de la littérature mondiale, retrouvons le poète chilien Raúl Zurita (Santiago du Chili, 1950), avec à ses côtés le critique Benoît Santini (Université du Littoral Côte d’Opale). Un regard poignant pour évoquer la force d’attraction singulière de ce séisme sur la poésie contemporaine et sur sa propre poésie. Il a reçu de très nombreux prix dont le Prix national de littérature (2000) et le Prix Reina Sofía de Poésie (2020).

Plus d’infos

Programme

lundi 17 janvier | 1922 : « Année des merveilles » # 1

Rencontre avec le poète chilien Raúl Zurita en direct sur Zoom

En savoir +

Pour inaugurer ce rendez-vous autour de l’année 1922, Annus Mirabilis de la littérature mondiale, retrouvons le poète chilien Raúl Zurita (Santiago du Chili, 1950), avec à ses côtés le critique Benoît Santini (Université du Littoral Côte d’Opale). Un regard poignant pour évoquer la force d’attraction singulière de ce séisme sur la poésie contemporaine et sur sa propre poésie. Il a reçu de très nombreux prix dont le Prix national de littérature (2000) et le Prix Reina Sofía de Poésie (2020).

Plus d’infos

lundi 24 janvier | Rencontre avec Clara Janés

En savoir +

Depuis la parution de son premier livre de poésie, Las estrellas vencidas (1964) jusqu’à celle de ses derniers ouvrages, La noche de la pantera (2017) et Kamasutra para dormir a un espectro (2019), Clara Janés (Barcelone, 1940) déploie une activité poétique intense, à la fois fervente, savante et inspirée, qui s’est inscrite dans un dialogue créatif et complice avec d’autres artistes peintres et sculpteurs. Poète et traductrice, elle ne cesse d’évoquer l’importance de sa rencontre intellectuelle et spirituelle avec les poètes de l’Orient comme le perse Nizami (XIe siècle) ou Ibn Arabi, mystique du XIIe siècle. Sans oublier ses traductions et le dialogue fécond et contemporain avec le poète tchèque Vladimir Holan.


Soirée organisée en partenariat avec l’Institut Cervantès.

lundi 31 janvier | Charles Camproux

En savoir +

Charles Camproux (1908-1994) est un écrivain, universitaire et militant de langue d’oc. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé sur le front et fait prisonnier en Allemagne, après la défaite de son bataillon dans la Marne. Il occupe alors ses journées, dans la baraque du stalag, à rédiger des poèmes qui seront ensuite rassemblés dans un véritable journal de bord de captivité, Poèmas sens poësia, publié en 1942.
Ainsi ce fragment de Long dóu Camin :

Un cadavre dins lo valat ;
Es un companh qu’an pron salat
Amb de sang negre sus li bocas ;
Tastarà pus lo sang di socas,
Es cadavre dins lo valat

Siau captiu,
Malan de Dieu !

 

Un cadavre dans le fossé ;
C’est un camarade qu’ils ont trop salé
Avec du sang noir sur la bouche ;
Il ne goûtera plus le sang de la vigne,
C’est un cadavre dans le fossé

Je suis captif
Nom de Dieu !

lundi 07 février | Deux regards sur la poésie et l’Algérie…

En savoir +

Claude Ber d’abord pour son texte Je ne sais l’Algérie que d’oreille. Une histoire où « du miel coulait avec du sang ». C’était compliqué pour l’enfant. Il y avait ceux d’ici et ceux qui venaient de là-bas, dont les uns étaient algériens, les autres français, il y avait les Fellaghas, les Pieds-noirs, les Harkis, des noms que j’entendais comme ceux des tribus indiennes de bande dessinées au milieu d’autres hurons, iroquois, cheyennes ou apaches.


Fatih Nour Naceur ensuite pour une conférence concert sur un genre poétique algérien typiquement féminin : les maddahât. Ces ensembles vocaux féminins animent les mariages, baptêmes et veillées religieuses dans le nord ouest alégrien (Oran). Elles se produisent devant un auditoire exclusivement féminin. Les thèmes peuvent être mystiques, panégyriques, portés par une poésie complexe ou bien, plus festifs, destinés à la danse avec des rimes abordant le quotidien et la vie intime des femmes.

lundi 14 février | ANNULÉ // Rencontre avec Antjie Krog

En savoir +

ANNULÉ

Poète sud-africaine de premier plan, Antjie Krog est née dans une famille de fermier·es afrikaners nationalistes. Enseignante, journaliste, elle s’est fait connaître par des poèmes à la fois rugueux et riches en métaphores, où l’engagement politique et le féminisme ne se départissent jamais d’un amour profond pour ses proches et pour les paysages de son pays. Mais Antjie Krog n’a pas l’audace gratuite. Elle écrit comme si la révolte devait s’exprimer tous les jours de l’année. La voilà à la Cave Poésie, accompagnée de son traducteur Georges Marie Lory, pour une soirée exceptionnelle.

lundi 07 mars | Staging America Rebellions

En savoir +

En avant-programme d’une nouvelle édition de Staging America, la rencontre consacrée cette année aux « rébellions », « soulèvements » et autres « révolutions » américaines se devait de faire résonner des textes dramatiques, poétiques, politiques, au fondement de la vie culturelle et littéraire de l’ensemble du continent américain, également dans la diversité de ses langues.

Ce sera l’occasion, à la Cave Poésie, de montrer comment la prose et les vers, sans oublier l’oralité de diverses cultures du continent, ont pris le relais des témoignages et autres reportages pour dresser les portraits de héros et héroïnes dont la biographie inventée ou réelle peut alimenter encore les chroniques ou les utopies de notre début de XXIe siècle. Au programme, et entre autres, Jean d’Amérique, poète haïtien (Cathédrale des cochons aux éditions Théâtrales, 2020) et Giannina Braschi, poète portoricaine (United States of Banana / Estados Unidos de bananas (Amazon Crossing, 2011, 2016). Entre potlatch, battle… et retrouvailles.


Le colloque international Staging American Rebellions aura lieu les 17 et 18 mars à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès.

lundi 14 mars | Trobada

En savoir +

Carte blanche aux Éditions Tròba Vox qui invitent quelques poètes contemporains occitans.

lundi 21 mars | 1922 : « Année des merveilles » # 2

Rencontre avec la poète cubaine Nancy Morejón en direct sur Zoom

En savoir +

Pour ce deuxième rendez-vous autour de 1922, discutons cette fois avec la poète cubaine Nancy Morejón, et à ses côtés la critique Sandra Hernandez. Une interrogation sur la poésie caribéenne insurgée et la négritude, en particulier Nicolás Guillén dont le premier ouvrage date de 1922 justement, et une écriture de l’intime au féminin. Sa poétique est marquée par une insularité profondément ancrée dans la Caraïbe, un sentiment d’appartenance en relation constante avec les voix de son temps, de Guillén ou Lezama Lima à Césaire ou Glissant (qu’elle a traduit). Nancy Morejón est aussi lauréate du Prix National de littérature (2002).

lundi 28 mars | 1922 : « Année des merveilles » # 3

Rencontre avec le poète péruvien Marco Martos

En savoir +

Pour clore ce premier cycle sur 1922, conversation avec le poète péruvien Marco Martos, et à ses côtés la critique Modesta Suárez. Une analyse de cette révolution qui a désorienté définitivement les boussoles poétiques, et un retour sur son écriture, celle du discours amoureux, celle de la quotidienneté. Poète dont plusieurs traditions sont au coeur de l’oeuvre, critique et universitaire, Marco Martos a publié plus de vingt recueils, remportant par ailleurs le Prix National de Poésie en 1969. Il est président de la Academia Peruana de la Lengua depuis 2018.