Pour rompre la monotonie des années de mariage, un couple opte pour un amour libre et minutieusement planifié.
Sarah a un amant qu’elle reçoit au domicile conjugal.
Richard, son mari est dans la connivence et il est même entendu qu’il ne doit rentrer du travail qu’après l’adultère consommé.
Ainsi, tous les jours, on s’organise, on se parle, on se dévoile et la sincérité semble être une règle de vie intangible.
Mais derrière cette transparence affichée se cache un couple un peu plus trouble qu’il n’y paraît et H. Pinter se plait à transgresser les codes du vaudeville. En brouillant les pistes, il nous montre des êtres en pleine métamorphose qui pour mieux résister au réel font de leur vie un spectacle.
Après « Et puis, quand le jour s’est levé, je me suis endormie » de Serge Valletti et son fleuve de mots, changement de style : Harold Pinter et ses sous-entendus, ses dialogues apparemment ordinaires et ses silences retentissants.
Mais derrière la retenue et la pudeur, l’auteur nous invite à la démesure. Les personnages de « L’Amant » tombent le masque, mettent en scène leurs démons, sont les champions de la rupture et du dédoublement, c’est dire s’ils donnent aux acteurs qui les interprètent de magnifiques occasions de jeu.
C’est du moins le pari qui est lancé !
Denis Rey, Juillet 2011
Avec
Sylvie Maury
Denis Rey
Mise en scène Denis Rey
Durée : 1h15
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