La Cave Poésie accueillait le projet de triptyque d’Alain Piallat en octobre 2007 avec la création Van Gogh le suicidé de la société d’Antonin Artaud. Le deuxième volet, Le journal de Nijinski a vu le jour en Janvier 2009. Nous accueillerons donc le troisième et dernier sur Camille Claudel. L’occasion pour nous, de reprogrammer les 2 précédents et de vous proposer une vue d’ensemble de ce travail.
Nombre d’artistes géniaux ont sombré (ou se sont réfugiés ?) dans la marge : maladie mentale, exclusion sociale, isolement. Pourtant, comme le dit Jean-Luc Godard, réalisateur entre autres de Pierrot le Fou, « c’est la marge qui tient la page ».
Du mercredi au vendredi à 19h30
Requiem pour Camille Claudel [Création 2010]
Les samedis : le triptyque Les Inattendus
Les samedi 9, 16 et 23 octobre à 19h - 20h - 21h30
Van Gogh, le suicidé de la société
Requiem pour Camille Claudel
Le journal de Nijinski
Production Compagnie Jean Séraphin – Espace Apollo Mazamet – Cave Poésie René Gouzenne
Tarifs : 12€/8€ en semaine / 18€ l’intégrale les samedis
Autour de l’auteure :
- Lecture publique par Sarah Darnault, suivie d’une rencontre avec le metteur en scène et la comédienne à la Médiathèque José Cabanis le samedi 2 octobre à 16h00.
- Rencontre avec Anne Delbée à la Librairie Ombre blanche le samedi 9 octobre à 11h00
Requiem pour Camille Claudel [Création 2010]
Requiem pour Camille Claudel : une commande d’écriture passée à Anne Delbée
Depuis que son livre en 1982, « Une femme Camille Claudel » a révélé en France et à l’étranger (27 pays traduits), l’existence de Camille Claudel, Anne Delbée s’est tenue depuis ces 30 années à l’écart de la folie médiatique qui a emporté Camille Claudel. Films, expositions, livres, romans, catalogues, ont heureusement fait place au silence des années précédant la publication du livre. Aujourd’hui la sculpture de Camille Claudel est cotée, discutée, éditée, imitée. Le personnage est devenu un symbole de « l’Artiste femme », un « drame de la folie »…
Lorsque Alain Piallat est venu à Paris me demander d’adapter mon livre « Une femme Camille Claudel » pour qu’il soit le troisième volet du triptyque qu’il était en train de réaliser à partir des grands textes ; « Van Gogh le suicidé de la société » de Antonin Artaud et « Le Journal de Nijinski », j’ai accepté de retrouver celle qui ne m’a jamais quittée, mais j’ai voulu réécrire pour Alain Piallat un nouveau texte ; « Requiem pour Camille Claudel » afin de faire enfin seule surgir le vrai visage du « Génie Camille Claudel », loin des anecdotes, des faux procès envers Paul Claudel ou Auguste Rodin. Préféré la tragédie à l’ordinaire.
Nous sommes à l’asile avec Camille Claudel vieillie mais plus que jamais vivante et qui nous révèle la puissance de son art. Anne Delbée octobre 2009
De l’oubli total à la gloire posthume, parfois indécente pour les survivants, Anne Delbée cherche à mettre en lumière l’effrayant travail des Génies.
Adaptation d’Anne Delbée d’après son roman Une Femme, Camille Claudel
Avec Sarah Darnault
Le journal de Nijinski [Création Janvier 2009]
« Je suis un fou qui aime l’humanité. Ma folie, c’est l’amour de l’humanité. »
L’histoire d’un homme…
Entre l’artiste admiré pour son Art et l’homme, méprisé, voire exclu pour ce qu’il était, c’est avant tout l’histoire d’un individu qui s’est insurgé contre toutes les formes de paraître, et qui n’a jamais adhéré ni été accepté par cette société « mondanisée » qui l’entourait.
«Je ne sais pas faire de belles phrases»... «Je veux exprimer La vérité.» Il le fait dans ses cahiers au point de compromettre son image. Ce qui explique que son journal ait été censuré si longtemps. Cette image idéalisée du danseur parfait et sublime se déchire pour parler de l’homme, de ses défauts, de ses paradoxes, de ses faiblesses, de ses contradictions, de ses amours, de ses haines et de ses peurs. Écriture du désastre, il rédigera ses cahiers en 6 semaines, jours et nuits, jusqu’à devoir renoncer à la danse à 29 ans. C’est à ce moment-là que la folie se déclare…
Avec tendresse, Reynald Rivart danse sur les mots. Un ballet sobre et précis, rythmé par l’élan d’une folie douce, entraîne le spectateur au plus près de l’artiste. Le comédien incarne le danseur avec une présence magnétique. Un tourbillon d’émotions s’empare de la salle, dont l’éclairage semble réglé par la présence brillante d’un être illuminé. La Dépêche du Midi Jean-Luc Martinez 3/02/2009
Texte de Vaslav Nijinski, Traduction et adaptation de Christian Dumais-Lvowski
Avec Reynald Rivart
Van Gogh, le suicidé de la société [Création Octobre 2007]
« Van Gogh », sans conteste l'un des plus beaux textes d'Artaud, est un vibrant hommage à cette peinture-écriture en puissance d'éclatement dans laquelle il se reconnaît à cette ivresse sensuelle des formes et des couleurs giclant sur la toile à laquelle toute sa vie Van Gogh le fou s'adonna.
Reynald Rivart met tout son talent de passeur d’émotions au service de ce texte passionnant dont chaque phrase est ciselée de mots justes et percutants. (…) Cette pièce est une reconnaissance faite à un auteur dont le propos souvent jugé élitiste est rendu accessible à tous. La Dépêche du Midi Jean-Luc Martinez Octobre 2007
Texte de Antonin Artaud
Avec Reynald Rivart |