CIAM Programme de l'année 2011-2012: cliquez [ici] Sonnerie arbitraire à travers les arcanes majeurs du Tarot L’univers est un jeu infini. Héraclite ne disait-il pas que Dieu est un enfant qui jouait au tric-trac dans la nuit des étoiles ? Nous traçons des jeux et des figures dans la poussière que le vent efface comme le miroir de sable des indiens Navajos. Avec Julio Cortazar nous inventons des marelles verticales pour voir le monde. Mallarmé lance ses dès sur un comptoir de l’infini et dit que son coup n’abolira jamais le hasard. Depuis plusieurs années nous lisons les secrets du monde avec un immense jeu de carte. A la suite d’Oswald Wirthz et de bien d’autres, les poètes lisent les cartes non pour prédire l’avenir mais pour éclairer le présent comme un miroir. On se souvient qu’en janvier 1941, les artistes réunis dans le quartier d’un ancien jeu de Paume à Marseille, à l’initiative d’André Breton réalisèrent un «Jeu», inspiré du célèbre Tarot. Max Ernst, Victor Brauner, André Masson, Oscar Dominguez, Wilfredo Lam et Jacques Hérold, Jacqueline Lamba... choisirent des personnages reflétant leur esprit révolutionnaire poétique ou philosophique. Le Carreau est remplacé par la Roue sanglante de la Révolution et l’Amour par la flamme. Le pique par l’Etoile noire du rêve et le trèfle par la Serrure de la connaissance. Les honneurs sont remplacés par le génie la sirène et le mage de flamme. Baudelaire, la religieuse portugaise, Novalis se côtoient ainsi dans ce Grand Jeu, et Sade, Lamiel et Pancho Villa font la cour au Joker représenté par le Père Ubu de Jarry. Cette année, en souvenir de ce Grand Jeu, l’atelier de poésie du CIAM va lire une carte d’un nouveau tarot dessiné par les poètes. Ainsi à la cave poésie chaque lundi la poésie réinventera dans son chantier d’art provisoire une nouvelle lecture du monde.
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