Les Rugissantes

Durée approximative : 45 min

Horaire : tous les mardis à 19 h 30

1 lecture : 6 € / Carnet Rugissante de 4 lectures : 20€

Cycle de lectures

Lecture-concert, lecture à deux voix, lecture-performance, lecture circassienne, lecture dansée…

Autant de propositions hybrides pour vous donner à entendre les littératures d’hier et d’aujourd’hui.

Poésie, roman, journal, nouvelle, essai, récit de voyage avec un format simple : 45 minutes, un duo d’artistes, un texte, chaque mardi à 19 h 30.

Au fil des Rugissantes, retrouvez les éditeurs et éditrices indépendantes de la Région : Les Fondeurs de briques, Anacharsis, Letras d’òc, Le Grand Os, Domens…

Pour la saison 2023-2024, on vous propose un focus sur quelques auteur·es de la Région : Benoît Séverac, Manon Ona, RomaneRomain Nicolas, Sarah Freynet et d’autres encore.

Ce mardi

mardi 05 mars | Grondement dans le crâne • de Samuel Beckett

RUGISSANTE / Grondement dans le crâne · de Samuel Beckett / Lecture d’un florilège de textes par Isabelle Luccioni, Marc Merlo et Auguste Harlé (création musicale, violoncelle amplifié) de la compagnie Oui Bizarre

Je veux dire ma passion pour Samuel Beckett. La consolation qu’il nous apporte. Il y a une urgence dans sa parole, sa voix (les voix) qui est toujours dans un au-delà de la parole, dans cet instant où le souffle peut manquer… et c’est ce sursaut-là qui me fascine. Il nous situe souvent à la place de celui qui reçoit un secret, une confession. Dites rien que pour nous, au creux de notre oreille. Dans notre solitude , chacun entend « ses voix » à l’intérieur de lui. La sienne, celle de ses proches, de ses disparus. Elles nous appellent, du plus profond de notre nuit intérieure. Elles nous consolent, nous apaisent. J’aimerais que nous rendions audible ces voix intimes du plus profond de l’être. Étincelles corrosives du dernier souffle, mêlées d’humanité, d’humour. Elles sont jubilatoires, avec une énergie organique. Car c’est de la bouche que sortent ces paroles, du corps. 

Grondement dans le crâne. 

Sursaut !

Isabelle Luccioni


Comme une bête née et morte en cage, comme une bête, née et morte, en cage, née et morte en cage, comme un bête morte, en cage, née et morte, une bête morte en cage…

L’Innommable, Samuel Beckett


Il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais donc continuer, il faut dire des mots, tant qu’il y en a, il faut les dire, jusqu’à ce qu’ils me trouvent, jusqu’à ce qu’ils me disent, étrange peine…

L’Innommable, Samuel Beckett


ENTRE ICI SAMUEL !

Samuel Beckett tient une place à part dans l’histoire de la Cave Po’, longtemps joué, lu, mis en scène par René Gouzenne. À l’occasion de la venue de Denis Lavant au Sorano pour Fin de partie, la Cave Po’ vous propose trois rendez-vous avec trois regards de femmes, trois générations de comédiennes qui vous donneront à entendre « leur » Beckett. Le 5 mars à 19 h 30 avec la compagnie Oui Bizarre, Isabelle Luccioni, Auguste Harlé et Marc Merlo / Du 6 au 9 mars à 19 h 30 avec Vanille Romanetti / Du 7 au 9 mars à 21 h avec la compagnie Hypothèse théâtre.

Programme

mardi 05 mars | Grondement dans le crâne • de Samuel Beckett

RUGISSANTE / Grondement dans le crâne · de Samuel Beckett / Lecture d’un florilège de textes par Isabelle Luccioni, Marc Merlo et Auguste Harlé (création musicale, violoncelle amplifié) de la compagnie Oui Bizarre

En savoir +

Je veux dire ma passion pour Samuel Beckett. La consolation qu’il nous apporte. Il y a une urgence dans sa parole, sa voix (les voix) qui est toujours dans un au-delà de la parole, dans cet instant où le souffle peut manquer… et c’est ce sursaut-là qui me fascine. Il nous situe souvent à la place de celui qui reçoit un secret, une confession. Dites rien que pour nous, au creux de notre oreille. Dans notre solitude , chacun entend « ses voix » à l’intérieur de lui. La sienne, celle de ses proches, de ses disparus. Elles nous appellent, du plus profond de notre nuit intérieure. Elles nous consolent, nous apaisent. J’aimerais que nous rendions audible ces voix intimes du plus profond de l’être. Étincelles corrosives du dernier souffle, mêlées d’humanité, d’humour. Elles sont jubilatoires, avec une énergie organique. Car c’est de la bouche que sortent ces paroles, du corps. 

Grondement dans le crâne. 

Sursaut !

Isabelle Luccioni


Comme une bête née et morte en cage, comme une bête, née et morte, en cage, née et morte en cage, comme un bête morte, en cage, née et morte, une bête morte en cage…

L’Innommable, Samuel Beckett


Il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais donc continuer, il faut dire des mots, tant qu’il y en a, il faut les dire, jusqu’à ce qu’ils me trouvent, jusqu’à ce qu’ils me disent, étrange peine…

L’Innommable, Samuel Beckett


ENTRE ICI SAMUEL !

Samuel Beckett tient une place à part dans l’histoire de la Cave Po’, longtemps joué, lu, mis en scène par René Gouzenne. À l’occasion de la venue de Denis Lavant au Sorano pour Fin de partie, la Cave Po’ vous propose trois rendez-vous avec trois regards de femmes, trois générations de comédiennes qui vous donneront à entendre « leur » Beckett. Le 5 mars à 19 h 30 avec la compagnie Oui Bizarre, Isabelle Luccioni, Auguste Harlé et Marc Merlo / Du 6 au 9 mars à 19 h 30 avec Vanille Romanetti / Du 7 au 9 mars à 21 h avec la compagnie Hypothèse théâtre.

mardi 12 mars | Les aventures extraordinaires de Sa’îd le peptimiste • d’Émile Habibi

Lecture concert par Sébastien Bourdet

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Pour le peptimiste – qui se distingue tout à la fois de l’optimiste et du pessimiste –, tout va pour
le mieux, parce que tout pourrait aller plus mal. Cette philosophie, que Sa’îd a héritée d’une
longue lignée d’ancêtres aux destins saugrenus et dérisoires, lui permettra sans peine, croit-il,
de s’adapter à sa destinée d’Arabe dans l’État d’Israël. Mais son zèle maladroit et intempestif au service des puissants du jour ne tardera pas à déclencher une série de catastrophes tragi-comiques ; et il s’apercevra bientôt qu’il est impossible de jouer le jeu quand les dés sont pipés. D’une ironie subtilement codée, cette petite chronique de l’absurdité quotidienne, œuvre d’un « Palestinien de l’intérieur», constitue une des grandes réalisations de la littérature arabe des dix dernières années.


En partenariat avec la Compagnie Ici, Là-Bas et Ailleurs dans le cadre de la 10è édition de Ciné-Palestine Toulouse Occitanie (du 4 au 12 mars 2024).

Roman traduit de l’arabe par Jean-Patrick Guillaume / nrf / Gallimard / 1987

mardi 19 mars | Crâne 2 berger, une saison en estive • par Vincent Rodier (comédien) et Nicolas Fourcade (guitares)

Compagnie L'Oie Scélérate / Récit musique live vidéo

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Vincent Rodier est berger. Il témoigne. Un berger de l’an 2024 qui aurait traversé toutes les révolutions ; celle du néolithique comme celles de l’ère industrielle ou du numérique, et qui s’interroge sur sa place d’homme dans la société.

Devant lui, un micro pour offrir des mots retenus le temps d’une estive dans sa boîte crânienne.

Dans sa tête, il y a de la musique pour accompagner sa solitude.

Dans sa tête, il y a aussi des images qui dévoilent son paysage intérieur.

Tantôt roi, tantôt gueux selon ses humeurs et sa fatigue, il laisse ses pensées et son troupeau divaguer dans la montagne.

mardi 02 avril | Ode humaniste pour Chibok, pour Leah • de Wole Sayinka

Lecture concert par Éric Lareine & Agafia

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Le poète nigérian Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature en 1985, a publié en 2019 un long poème pour dénoncer la violence des fanatiques, notamment ceux du groupe Boko Haram qui ont enlevé en 2014 des jeunes filles à Chibok dans le nord de son pays. Dans son poème, Soyinka critique les ravages du pouvoir, surtout quand le religieux et le politique se lient. Il fustige la violence aveugle et les fondamentalismes de tous bords qui se développent au Nigeria et à l’échelle du monde. C’est par la voix d’Éric Lareine, les percussions de Laurent Paris et le saxophone de Marc Maffiolo que vous découvrirez ce poème, traduit en français par Chistiane Fioupou.

mardi 09 avril | Retrouver la nuit • de Manon Ona

Compagnie La Fabrique / Lecture

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Retrouver la nuit est un texte traitant sur les femmes en détention. Manon Ona a écrit ce texte à l’aide de dix entretiens de détenues et matonnes que Lisa Boudet-Valette a mené en 2023.


Avec Rose-Hélène Michon & Lisa Boudet-Valette
François Rivère : création sonore