Les Rugissants

Durée approximative : 45mn

Tous les mardis à 19h30

6 € / Carnet Rugissant : 4 lectures : 20€

Lectures croisées...Une autre façon d’entendre les textes.

Dixième round pour les Rugissants !

 

Au programme : des lectures croisées, des auteurs d’ici et d’ailleurs, des autrices aussi et des Maisons d’éditions indépendantes de la Région…

Un seul mot d’ordre, comme toujours, celui de provoquer votre curiosité en explorant de nouveaux horizons littéraires…

La poésie, bien sûr, ne sera pas en reste : hommage à Joyce Mansour qui a inspiré le visuel de notre saison, hommage à Léo Ferré pour fêter le 100e anniversaire de sa naissance, hommage à Guillevic pour les 20 ans de sa mort, sans oublier Charles Pennequin, Christine Lavant, Sebastián Pedrozo, Luc Soriano, Andrea d’Urso, René Daumal, Maria- Merçè Marçal, Marina Tsvetaïeva, Dante, Rainer Maria Rilke, Léon-Gontran Damas et Fabienne Yvert, qui nous accompagnera toute cette saison à la Cave.

 

Quelques nouveautés cette année…

Nous irons voir du côté du Sorano, pour vous proposer quelques Rugissants qui feront écho à sa programmation…

Nous inviterons aussi l’équipe de La Baignoire (Montpellier), lieu des écritures contemporaines qui met à l’honneur auteurs et autrices d’aujourd’hui. C’est tout naturellement que la Cave lui ouvre ses portes pour un Rugissant dédié aux Éditions Espaces 34. Ils accueilleront pour leur part une lecture des Éditions toulousaines du Grand os.

Les médiathèques de Tournefeuille et de Saint-Orens de Gameville programmeront aussi des Rugissants cette année.

 

La Cave Po’ se délocalise et c’est tant mieux !

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Les éditeurs indépendants de la région invités pour cette nouvelle saison des Rugissants :

 

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Déficience auditive.

Tout l’année, les Rugissants seront traduits en Langue des Signes (LSF) en partenariat avec le CETIM.

 

 

Ce mardi

mardi 28 février | PROMÉTHÉE CHEZ LES ZOMBIES de Romain Nicolas

Lu par Romain Nicolas

[LECTURE MUSICALE]

Le Poutou, artiste idiot et incapable se laisse convaincre par un « chargé de conne » qu’il lui faut trouver du fric. Qu’est-ce qu’une œuvre d’art aujourd’hui ? Qu’est-ce que créer une œuvre d’art aujourd’hui ? Sous quelles conditions s’exprime le feu créateur que Prométhée nous aurait légué ?

Les personnages : une meute de zombies ; les zombies du capitalisme. La langue : les UV qui révèlent les taches de sang. Une seule chose sûre : tout pue.

Programme

mardi 28 février | PROMÉTHÉE CHEZ LES ZOMBIES de Romain Nicolas

Lu par Romain Nicolas

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Le Poutou, artiste idiot et incapable se laisse convaincre par un « chargé de conne » qu’il lui faut trouver du fric. Qu’est-ce qu’une œuvre d’art aujourd’hui ? Qu’est-ce que créer une œuvre d’art aujourd’hui ? Sous quelles conditions s’exprime le feu créateur que Prométhée nous aurait légué ?

Les personnages : une meute de zombies ; les zombies du capitalisme. La langue : les UV qui révèlent les taches de sang. Une seule chose sûre : tout pue.

mardi 07 mars | DANS LE FOURRÉ et autres nouvelles de Ryūnosuke Akutagawa

Lu par Christophe Anglade et Christophe Geiller

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Focus sur le nouvelliste japonais Ryunosuke Akutagawa (1892-1927), en écho au cycle consacré au réalisateur Akira Kurosawa par la Cinémathèque. Petit voyage dans l’œuvre de cet auteur, dont la nouvelle, Dans le fourré, considérée comme un chef d’œuvre de la littérature japonaise a inspiré le film Rashomon. Récit moderniste, tournant autour du meurtre d’un samouraï, le texte enchaîne les différentes versions de l’assassinat qui modifient en permanence la vision qu’a le lecteur de cet évènement.

PROJECTION À LA CINÉMATHÈQUE :

La lecture sera suivie, à 21h00, de la projection de Rashomon d’Akira Kurosawa à la Cinémathèque.

(tarif réduit à 6€ sur présentation du ticket pour la lecture)

mardi 14 mars | À PAS AVEUGLES DE PAR LE MONDE de Leïb Rochman

Lu par Jacob Haggaï et Marie-Line Rivière (violoncelle)

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Inconnu en France, Leïb Rochman (1918-1978) a été découvert en 2012 grâce à la traduction de Rachel Ertel de ce roman inclassable, À pas aveugles de par le monde. S. revient dans le ghetto où il a passé une partie de la guerre. Il erre, « à pas aveugles », dans les ruines, espérant tomber sur des visages connus, retrouver les lieux du passé : mais le regard des autres lui renvoie l’image d’un fantôme indésirable.

On ne trouve plus rien des juifs. Il cherche en vain, et se tourne vers « la dernière communauté des juifs dans la ville » celle du cimetière : les défunt·es tentent de le raisonner, de l’apaiser… En partenariat avec Hebraica.

mardi 21 mars | CE SAUVAGE d’Eugène Guillevic

Lu par Philippe Berthaut et Philippe Gelda (piano)

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Une lecture pour fêter un poète majeur de la poésie du XXe, mort il y a 20 ans cette année : Eugène Guillevic (1907-1997).
« La poésie est ce qui permet de tenir. Elle est en moi un courant vital, fondamental, qui agit à la façon d’un sixième sens et me met en communication avec les choses tangibles et non tangibles de ce monde. Pour un peu je dirais : avec l’essence de ce monde. »

Po&psy a réalisé une édition posthume de poèmes inédits, écrits dans les années quatre-vingt et réservés par le poète lui-même sous la mention « Ce sauvage ».

C’est Philippe Berthaut, qui a travaillé avec Guillevic, qui nous donnera à entendre cette voix unique, accompagné par Philippe Gelda au piano.

mardi 28 mars | LE 16e ROUND de Rubin Hurricane Carter

Lu par Abdelhakim Didane et Salomé Curco Llovera (danse)

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En écho au spectacle Comme une pierre qui… programmé au Sorano, voici l’histoire de Rubin «Hurricane » Carter.

Boxeur noir américain, il est arrêté en 1966 pour un triple meurtre. Carter clame son innocence mais est néanmoins condamné. Depuis sa prison, il nous raconte ce qui l’a amené jusque-là. Mohamed Ali s’engagera à ses côtés, tout comme Bob Dylan, avec sa chanson Hurricane et sa tournée Rolling Thunder (1975) qui devait servir à faire parler de l’affaire et à obtenir la libération de Carter. Il bénéficiera finalement d’un non-lieu en 1988. Un récit cru, rythmé d’une volonté viscérale de sur-vivre, publié par Les Fondeurs de Briques.

mardi 04 avril | LES ÉCAILLES DU RÊVE

Lues par Gildas Etevenard (voix et percussions)

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Les Écailles du rêve est un voyage musical dans les paysages intérieurs de poètes·ses choisi·es : Henri Michaux, Annie Le Brun, Arthur Rimbaud, Nicolas Bouvier…

Gildas Etevenard donne une vie sonore à leurs textes dans un instrumentarium qui lui est propre : voix, batterie, harmonium, gardon, cithares reliées à une pédale d’écho, objets résonnant sur les peaux de la batterie, cymbales, colliers d’ongles de chèvres, crotales percussives. Batteur de formation, Gildas Etevenard a travaillé avec Josef Nadj, Akosh S., Fantazio, Manu Théron…

mardi 11 avril | DANTE 21.0

Lu par Isabelle Sens (voix) & Arnaud Romet (création sonore et vidéo)

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Dante 21.0 est une performance sonore et visuelle, cherchant à entraîner les spectateurs sur les chemins dessinés par le poète florentin sept siècles plus tôt, dans La Divine Comédie. Œuvre mythique, rares sont celles et ceux aujourd’hui qui l’ont lue.

La voici mise en jeu par deux artistes : une récitante et un musicien électroacousticien. Ils déploient, pour qui se laisse prendre au jeu, une expérience de physique simple où le son et la lumière engendrent des mots. Les phrases viennent alors faire percuter à nos oreilles une narration possible du monde.

mardi 18 avril | JE VEUX PARTAGER LE PAIN AVEC LES FOUS et autres textes de Christine Lavant

Lus par Mélanie Prochasson et Alexis Palazzotto (accordéon, bandonéon)

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Autrice autrichienne, rongée par une grande fragilité physique, autant que psychique, Christine Lavant (1915-1973) a construit peu à peu un travail puissant, marqué par la spiritualité, qu’elle vit comme une brûlure. Récompensée par de nombreux prix, son œuvre est méconnue en France. Je veux partager le pain avec les fous, petit recueil de poèmes inédits, incendiés par la foi, de chair et de sang, très âpres, a été traduit par Hugo Hengl, et publié en 2015 par les éditions Fissile (éditeur indépendant de la région).

mardi 25 avril | LETTRES À UN JEUNE POÈTE de Rainer Maria Rilke

Lues par Gilles Fossier

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En 1903, un poète de vingt ans, Franz Xaver Kappus, décide d’envoyer à Rilke ses premiers essais poétiques, accompagnés d’une lettre dans laquelle il lui avoue douter de sa vocation. Il ne pouvait espérer plus belle écoute et plus juste accueil à ses incertitudes. Pendant cinq ans, avec une extrême délicatesse, Rilke répondra régulièrement à ce jeune homme qu’il ne rencontrera jamais. Humble et magistral à la fois, il aborde tous les grands sujets de l’existence : l’amour, la mort, Dieu, la solitude. À la mort de Rilke, Kappus regroupe une dizaine de lettres qu’il publie sous le titre Lettres à un jeune poète.

mardi 02 mai | L’ESPACE PUBLIC COMME IDÉOLOGIE de Manuel delgado

Lu par Sébastien Bourdet et Sébastien Juarez (création vidéo)

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Politique, philosophique, sociologique, « l’espace public » est évoqué dans tous les discours, invoqué chaque fois qu’une ville se transforme afin de ressembler à toutes les autres villes, convoqué comme argument de la citoyenneté, dès lors que des conflits apparaissent dans les quartiers les plus pauvres.

L’espace public est autant une idéologie de la domination qu’une utopie de la classe moyenne universelle. Voici un court essai paru aux éditions CMDE (éditeur toulousain indépendant) qui contribue largement à comprendre notre vision de la ville et des enjeux qui la traversent aujourd’hui, à l’heure où « l’espace public » devient un « espace militarisé ».

mardi 09 mai | RIRE ENCHAÎNÉ, Petite anthologie de l’humour des esclaves noirs americains

Lu par François Fehner et Ibrahima Bah

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Condamné·es à l’accablement tyrannique d’une vie de bête de somme, les esclaves noir·es américain·es se sont vu·es contraint·es d’avoir recours à l’arme libératoire du rire. Ils raillèrent aussi bien un « Monsieur Maître » cruel et crétin que l’esclave « John », rusé mais candide. Utilisant les modes divers du conte animalier, de la blague ou du boniment, ils affirmaient leur humanité face à leurs bourreaux.

Voici un choix des textes les plus représentatifs collectés par les folkloristes américains entre les années 1880 et 1960.

Un livre publié par Anacharsis (éditeur toulousain indépendant)

mardi 16 mai | BLACK LABEL de Léon-Gontran Damas

Lu par Sabrina Ahmed

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Black-Label ramasse les grands épisodes traumatiques de l’histoire des Noir·es et le cortège de souffrances qui leur ont été imposées : esclavage, colonisation, enrôlement des tirailleurs… Mais ce recueil n’est pas un simple réquisitoire contre le pouvoir blanc. Loin de se positionner en simple victime, le poète guyanais s’interroge surtout sur la complaisance et la responsabilité des Noir·es (Antillais·es et Africain·es confondu·es) dans leur statut de « dominé·e ». Lapidaire, imagée, la poésie de Damas est empreinte d’une admirable force d’évocation. Non sans insolence, elle exprime avec nécessité la fierté d’être Noir·e.

mardi 23 mai | PRIPYAT de Cécilia Colombo

Lu par Lucie B.

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Cécilia Colombo n’est pas allée, physiquement, à Pripyat, ni à Tchernobyl. Pourtant, pas de « science-fiction », ici, seulement les mots justes pour dire que la nature outragée, là-bas, s’en sort mieux que les hommes ; les arbres y grandissent plus vite, écartent le béton avec une anormale énergie ; l’homme s’est lui-même coupé les jambes et s’étonne de ne plus marcher. Ce texte est le cri de douleur d’une victime par procuration. Les arbres poussent vite, c’est vrai. Nul n’en mangera les fruits : le vert est aussi la couleur de l’enfer. Un texte publié aux éditions La Louve (éditeur indépendant).

mardi 30 mai | FOCUS SUR LES ÉDITIONS JULIETA CARTONERA

Par Jean-Pierre Beauredon et Claude Delrieu (accordéon)

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Toute petite maison d’édition toulousaine, Julieta Cartonera (éditrice toulousaine indépendante) s’inspire des cartoneras argentines, nées avec la crise de 2001, répandues depuis en Amérique Latine et peu à peu en Europe. Des cartons ramassés dans la rue, transformés en couvertures, des photocopies pour les textes, le tout cousu main. Julieta Cartonera publie surtout des auteur·es sud-américain·es jamais traduit·es en France…

Pour ce Rugissant découvrez After Shave de Sébastián Pedrozo, ainsi que les dernier·es auteur·es publié·es par cette petite maison d’édition indépendante.

mardi 06 juin | LE BULLDOZER ET L’OLIVIER d’Yvan Corbineau

Lu par Yvan Corbineau, Naïssam Jalal (flûte) et Osloob (machines)

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L’olivier est là. Il est bien vieux maintenant… Un beau matin, débarque le bulldozer. Il dit à l’olivier qu’il n’a plus rien à faire ici, maintenant, ici, c’est chez lui, il était là avant. L’olivier va-t-il faire ses bagages ou va-t-il résister, comme il peut, au chant des machines ?

Le Bulldozer et l’olivier pose, avec poésie, la question de la résistance et de l’attachement à la terre. Avec la musicienne franco-syrienne Naïssam Jalal et le rappeur palestinien Osloob, Yvan Corbineau mêle textes, musiques, voix, machines et instruments pour parler, simplement mais sans faux-semblants, de la Palestine ou de toutes autres luttes pour une terre.