Les Rugissants

Durée approximative : 45mn

Tous les mardis à 19h30

6 € / Carnet Rugissant : 4 lectures : 20€

Lectures croisées...Une autre façon d’entendre les textes.

Dixième round pour les Rugissants !

 

AU PROGRAMME : des lectures croisées, des auteurs d’ici et d’ailleurs, des autrices aussi et des Maisons d’éditions indépendantes de la Région…

 

Un seul mot d’ordre, comme toujours, celui de provoquer votre curiosité en explorant de nouveaux horizons littéraires…

 

La poésie, bien sûr, ne sera pas en reste : hommage à Joyce Mansour qui a inspiré le visuel de notre saison, hommage à Léo Ferré pour fêter le 100e anniversaire de sa naissance, hommage à Guillevic pour les 20 ans de sa mort, sans oublier Charles Pennequin, Christine Lavant, Sebastián Pedrozo, Luc Soriano, Andrea d’Urso, René Daumal, Maria- Merçè Marçal, Marina Tsvetaïeva, Dante, Rainer Maria Rilke, Léon-Gontran Damas et Fabienne Yvert, qui nous accompagnera toute cette saison à la Cave.

 

 

Quelques nouveautés cette année…

Nous irons voir du côté du Sorano, pour vous proposer quelques Rugissants qui feront écho à sa programmation…

 

Nous inviterons aussi l’équipe de La Baignoire (Montpellier), lieu des écritures contemporaines qui met à l’honneur auteurs et autrices d’aujourd’hui. C’est tout naturellement que la Cave lui ouvre ses portes pour un Rugissant dédié aux Éditions Espaces 34. Ils accueilleront pour leur part une lecture des Éditions toulousaines du Grand os.

 

Les médiathèques de Tournefeuille et de Saint-Orens de Gameville programmeront aussi des Rugissants cette année.

 

La Cave Po’ se délocalise et c’est tant mieux !

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Les éditeurs·trices indépendant·es de la région invité·es pour cette nouvelle saison sont :

 

 

logo_mains_lsf_slideshowDéficience auditive.

Tout l’année, les Rugissants seront traduits en Langue des Signes (LSF) en partenariat avec le CETIM.

 

 

Ce mardi

mardi 11 avril | DANTE 21.0

Lu par Isabelle Sens (voix) & Arnaud Romet (création sonore et vidéo)

[LECTURE VIDÉO / POÉSIE]

Dante 21.0 est une performance sonore et visuelle, cherchant à entraîner les spectateurs sur les chemins dessinés par le poète florentin sept siècles plus tôt, dans La Divine Comédie. Œuvre mythique, rares sont celles et ceux aujourd’hui qui l’ont lue.

La voici mise en jeu par deux artistes : une récitante et un musicien électroacousticien. Ils déploient, pour qui se laisse prendre au jeu, une expérience de physique simple où le son et la lumière engendrent des mots. Les phrases viennent alors faire percuter à nos oreilles une narration possible du monde.

Programme

mardi 11 avril | DANTE 21.0

Lu par Isabelle Sens (voix) & Arnaud Romet (création sonore et vidéo)

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Dante 21.0 est une performance sonore et visuelle, cherchant à entraîner les spectateurs sur les chemins dessinés par le poète florentin sept siècles plus tôt, dans La Divine Comédie. Œuvre mythique, rares sont celles et ceux aujourd’hui qui l’ont lue.

La voici mise en jeu par deux artistes : une récitante et un musicien électroacousticien. Ils déploient, pour qui se laisse prendre au jeu, une expérience de physique simple où le son et la lumière engendrent des mots. Les phrases viennent alors faire percuter à nos oreilles une narration possible du monde.

mardi 18 avril | JE VEUX PARTAGER LE PAIN AVEC LES FOUS et autres textes de Christine Lavant

Lus par Mélanie Prochasson et Alexis Palazzotto (accordéon, bandonéon)

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Autrice autrichienne, rongée par une grande fragilité physique, autant que psychique, Christine Lavant (1915-1973) a construit peu à peu un travail puissant, marqué par la spiritualité, qu’elle vit comme une brûlure. Récompensée par de nombreux prix, son œuvre est méconnue en France. Je veux partager le pain avec les fous, petit recueil de poèmes inédits, incendiés par la foi, de chair et de sang, très âpres, a été traduit par Hugo Hengl, et publié en 2015 par les éditions Fissile (éditeur indépendant de la région).

mardi 25 avril | LETTRES À UN JEUNE POÈTE de Rainer Maria Rilke

Lues par Gilles Fossier

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En 1903, un poète de vingt ans, Franz Xaver Kappus, décide d’envoyer à Rilke ses premiers essais poétiques, accompagnés d’une lettre dans laquelle il lui avoue douter de sa vocation. Il ne pouvait espérer plus belle écoute et plus juste accueil à ses incertitudes. Pendant cinq ans, avec une extrême délicatesse, Rilke répondra régulièrement à ce jeune homme qu’il ne rencontrera jamais. Humble et magistral à la fois, il aborde tous les grands sujets de l’existence : l’amour, la mort, Dieu, la solitude. À la mort de Rilke, Kappus regroupe une dizaine de lettres qu’il publie sous le titre Lettres à un jeune poète.

mardi 02 mai | L’ESPACE PUBLIC COMME IDÉOLOGIE de Manuel delgado

Lu par Sébastien Bourdet et Sébastien Juarez (création vidéo)

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Politique, philosophique, sociologique, « l’espace public » est évoqué dans tous les discours, invoqué chaque fois qu’une ville se transforme afin de ressembler à toutes les autres villes, convoqué comme argument de la citoyenneté, dès lors que des conflits apparaissent dans les quartiers les plus pauvres.

L’espace public est autant une idéologie de la domination qu’une utopie de la classe moyenne universelle. Voici un court essai paru aux éditions CMDE (éditeur toulousain indépendant) qui contribue largement à comprendre notre vision de la ville et des enjeux qui la traversent aujourd’hui, à l’heure où « l’espace public » devient un « espace militarisé ».

mardi 09 mai | RIRE ENCHAÎNÉ, Petite anthologie de l’humour des esclaves noirs americains

Lu par François Fehner et Ibrahima Bah

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Condamné·es à l’accablement tyrannique d’une vie de bête de somme, les esclaves noir·es américain·es se sont vu·es contraint·es d’avoir recours à l’arme libératoire du rire. Ils raillèrent aussi bien un « Monsieur Maître » cruel et crétin que l’esclave « John », rusé mais candide. Utilisant les modes divers du conte animalier, de la blague ou du boniment, ils affirmaient leur humanité face à leurs bourreaux.

Voici un choix des textes les plus représentatifs collectés par les folkloristes américains entre les années 1880 et 1960.

Un livre publié par Anacharsis (éditeur toulousain indépendant)

mardi 16 mai | BLACK LABEL de Léon-Gontran Damas

Lu par Sabrina Ahmed

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Black-Label ramasse les grands épisodes traumatiques de l’histoire des Noir·es et le cortège de souffrances qui leur ont été imposées : esclavage, colonisation, enrôlement des tirailleurs… Mais ce recueil n’est pas un simple réquisitoire contre le pouvoir blanc. Loin de se positionner en simple victime, le poète guyanais s’interroge surtout sur la complaisance et la responsabilité des Noir·es (Antillais·es et Africain·es confondu·es) dans leur statut de « dominé·e ». Lapidaire, imagée, la poésie de Damas est empreinte d’une admirable force d’évocation. Non sans insolence, elle exprime avec nécessité la fierté d’être Noir·e.

mardi 23 mai | PRIPYAT de Cécilia Colombo

Lu par Lucie B.

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Cécilia Colombo n’est pas allée, physiquement, à Pripyat, ni à Tchernobyl. Pourtant, pas de « science-fiction », ici, seulement les mots justes pour dire que la nature outragée, là-bas, s’en sort mieux que les hommes ; les arbres y grandissent plus vite, écartent le béton avec une anormale énergie ; l’homme s’est lui-même coupé les jambes et s’étonne de ne plus marcher. Ce texte est le cri de douleur d’une victime par procuration. Les arbres poussent vite, c’est vrai. Nul n’en mangera les fruits : le vert est aussi la couleur de l’enfer. Un texte publié aux éditions La Louve (éditeur indépendant).

mardi 30 mai | FOCUS SUR LES ÉDITIONS JULIETA CARTONERA

Par Jean-Pierre Beauredon et Claude Delrieu (accordéon)

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Toute petite maison d’édition toulousaine, Julieta Cartonera (éditrice toulousaine indépendante) s’inspire des cartoneras argentines, nées avec la crise de 2001, répandues depuis en Amérique Latine et peu à peu en Europe. Des cartons ramassés dans la rue, transformés en couvertures, des photocopies pour les textes, le tout cousu main. Julieta Cartonera publie surtout des auteur·es sud-américain·es jamais traduit·es en France…

Pour ce Rugissant découvrez After Shave de Sébastián Pedrozo, ainsi que les dernier·es auteur·es publié·es par cette petite maison d’édition indépendante.

mardi 06 juin | LE BULLDOZER ET L’OLIVIER d’Yvan Corbineau

Lu par Yvan Corbineau, Naïssam Jalal (flûte) et Osloob (machines)

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L’olivier est là. Il est bien vieux maintenant… Un beau matin, débarque le bulldozer. Il dit à l’olivier qu’il n’a plus rien à faire ici, maintenant, ici, c’est chez lui, il était là avant. L’olivier va-t-il faire ses bagages ou va-t-il résister, comme il peut, au chant des machines ?

Le Bulldozer et l’olivier pose, avec poésie, la question de la résistance et de l’attachement à la terre. Avec la musicienne franco-syrienne Naïssam Jalal et le rappeur palestinien Osloob, Yvan Corbineau mêle textes, musiques, voix, machines et instruments pour parler, simplement mais sans faux-semblants, de la Palestine ou de toutes autres luttes pour une terre.