Les Rugissantes

Durée approximative : 45 min

Horaire : tous les mardis à 19 h

1 lecture : 6 € / Carnet Rugissante de 4 lectures : 20€

Cycle de lectures

Une rugissante

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Une lecture croisée tous les mardis, à 19 h 30

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45 minutes + un duo d’artistes + un texte

=

Une proposition hybride

Lecture concert, lecture à deux voix, lecture performance…

Pour vous donner à entendre les littératures d’hier et d’aujourd’hui.

Poésie, roman, journal, nouvelle, essai, récit de voyage…


Cette saison encore, avec le soutien de la région Occitanie, les Rugissantes mettent en avant des créations portées par des artistes femmes et des textes d’autrices.

Au fil des Rugissantes, retrouvez les éditeurs et éditrices indépendantes de la Région : Les Fondeurs de briques, N&B, Anacharsis, Le Grand os, Color gang , Espaces 34, Tròba Vox…

Un focus réalisé avec le soutien d’Occitanie Livre & Lecture, dans le cadre du Contrat de filière 2021-2023.

Ce mardi

mardi 07 décembre | Baudelaire au féminin # 1

Lecture par Magali Lévêque, Clémence Da Silva (voix) et Océane Bosco & Rémi Das Neves (musique électronique)

La femme tient une place particulière dans Les Fleurs du mal ; qu’elle soit réelle, femme aimée, mégère libertine, chère indolente ou allégorie, enfant, soeur, jeune géante ou charogne en devenir. Pour certain·es, Baudelaire est « amoureux du féminin » (Jean-Michel Hirt), pour d’autres il propose « une image dégradante de la sensualité, et surtout la mise en rapport femme-péché » (Erich Auerbach)… C’est pour cela que nous avons eu envie de confier ce bouquet de fleurs maladives à des comédiennes toulousaines à l’occasion de deux Rugissantes dédiées à Baudelaire. Pour commencer, carte blanche donc à Magali Lévêque et Clémence Da Silva.

Programme

mardi 07 décembre | Baudelaire au féminin # 1

Lecture par Magali Lévêque, Clémence Da Silva (voix) et Océane Bosco & Rémi Das Neves (musique électronique)

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La femme tient une place particulière dans Les Fleurs du mal ; qu’elle soit réelle, femme aimée, mégère libertine, chère indolente ou allégorie, enfant, soeur, jeune géante ou charogne en devenir. Pour certain·es, Baudelaire est « amoureux du féminin » (Jean-Michel Hirt), pour d’autres il propose « une image dégradante de la sensualité, et surtout la mise en rapport femme-péché » (Erich Auerbach)… C’est pour cela que nous avons eu envie de confier ce bouquet de fleurs maladives à des comédiennes toulousaines à l’occasion de deux Rugissantes dédiées à Baudelaire. Pour commencer, carte blanche donc à Magali Lévêque et Clémence Da Silva.

mardi 14 décembre | Baudelaire au féminin # 2 / Élévation

Lecture performative et sonore par Catherine Beilin & Laurent Frattale, création sonore

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Pour ce deuxième rendez-vous Baudelaire au féminin, c’est à la comédienne Catherine Beilin que nous avons donné carte blanche. Elle viendra sur le plateau de la Cave Po’ accompagnée du créateur sonore Laurent Frattale pour une « transe-versée » de poésies extraites des Fleurs du mal de Charles Baudelaire.

mardi 25 janvier | J’entends des pas derrière moi · de Jo Witek

Lecture musicale de Jo Witek et Mathieu Lengagne (compositions, guitare & sons)

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Jo Witek vous propose de partager cinquante minutes dans la vie, la tête d’une fille, un samedi soir en ville. Ça se passe à Paris, mais ce serait la même histoire à Toulouse, Tokyo, New York ou Dubaï. L’enfer, la peur, l’angoisse. Une fille en ville la nuit n’a pas sa place. Pourtant Dina sort, Dina se parle comme un homme musclé, elle blague et refuse l’enfermement sexiste assigné. Entre les mélodies de guitare et les sons électriques de la ville, la musique évolue au rythme de Dina qui traverse tête haute d’inquiétants paysages urbains. Jo Witek fait partie du collectif d’auteurs plateaulecture.com


Lecture organisée en partenariat avec le Festival du Livre de Jeunesse Occitanie.

mardi 01 février | L’Histoire navrante de la mission Mouc-Marc · de Frédéric Sounac

Lecture concert par Jean-Marie Champagne & Auguste Harlé (violoncelle)

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Voici L’Histoire navrante de la mission Mouc-Marc de Frédéric Sounac, une fantaisie délirante sur la colonisation et ses joyeusetés, que vient de publier les éditions Anacharsis…


En février 1885, un jeune homme de vingt-trois ans, nommé Firmin Falaise, grelottait sur le pavé berlinois. Bien qu’il fût écarté des discussions les plus importantes, dont celles qui décidèrent des modalités de navigation sur le fleuve Congo ou de la souveraineté de la France sur la rive droite de l’Oubangui, il avait été choisi, au sein d’une petite cohorte d’ambitieux, pour accompagner Alphonse Chodron de Courcel à la Conférence de l’Afrique de l’ouest. De la salle des débats, il n’avait aperçu, très fugitivement, que les tentures curieusement élimées et l’éclat d’une carafe de cristal, mais il était tout de même satisfait : d’une manière ou d’une autre, il ferait carrière. La chance lui souriait, et de surcroît, il se trouvait joli garçon ; son pénis, en particulier, lui inspirait la plus grande vénération, de sorte qu’il jalousait presque les femmes (dont à vrai dire il ne savait pas grand-chose) d’avoir un si bel objet à caresser.

mardi 08 février | Sous le burnous · d’Hector France

Lecture par Kenza El Bakkali & Lilas Pigois (violoncelle)

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Hector France n’est pas un écrivain pour lecteurs et lectrices délicat·es. Officier en Algérie durant les années 1860, il écrit Sous le burnous à partir de ses souvenirs de jeunesse… Seize fictions s’enchainent pour former les mille et un jours du cauchemar colonial. Armé d’un style affûté et d’un humour grinçant, loin de se complaire dans des bizarreries exotiques nimbées des vapeurs du kif, il écorche vif l’orientalisme flamboyant : délires de soldats traumatisés, bassesses révulsantes de misérables poussés à la dernière extrémité, ignominies des puissant·es – le cynisme et l’oppression envahissent la scène jusqu’à basculer parfois dans l’horreur pure. La gifle remue aujourd’hui avec d’autant plus d’efficacité que Sous le burnous, paru en 1886, constitue comme une épouvantable préface à l’autre guerre d’Algérie – en réalité la même, sans doute – dont les plaies profondes n’ont pas fini de suppurer.

mardi 15 février | Tous nos ciels · de Jessica Ramassamy

Théâtre par le collectif V.1 (Étape de travail)

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L’affaire des Enfants de la Creuse ? De 1962 à 1984, plus de 2000 enfants réunionnais·es ont été arraché·es à leur île par les autorités françaises et exilé·es dans des départements comme la Creuse, le Tarn, le Gers, la Lozère, les Pyrénées-Orientales, l’Hérault. Cet épisode de l’Histoire française aura marqué une génération d’enfants coupé·es de leurs familles d’origine, de leurs cultures, se retrouvant dès lors déraciné·es. Comment (re)construire son identité quand on a dû oublier ou renier jusqu’à ses origines ? Quel héritage transmet-on quand on se sent soi-même déraciné·e ? Malgré l’exil vers d’autres ciels, que reste-t-il en nous de notre point de départ ?


Création collective Avec Sabine Moulia, Jessica Ramassamy & Virginie Sibalo / Jessica Ramassamy : conception & écriture / Elian Planès : mise en scène / Guilhöm : création musicale / Camille Daloz : collaboration artistique / Charlotte Perrin de Boussac : regard extérieur

mardi 22 février | Dernières nouvelles du mur de Trump

Lecture concert par les Arts Oseurs : Fabien Berges & Périne Faivre (voix), Renaud Grémillon (musique) & Sylvain Prudhomme (auteur au plateau)

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Si tu savais tout ce que j’ai construit comme maisons par ici. Des maisons d’américains blancs opposés à l’immigration et qui savaient très bien que la moitié d’entre nous était illégaux. Le monde est fou.

José, Arizona, Etats-Unis


À l’origine du projet, un voyage en stop le long de la frontière américano-mexicaine… Pour prendre des nouvelles du mur de Trump et de la question des migrations, Sylvain Prudhomme s’est lancé, à l’initiative de la revue America, dans un voyage en auto-stop le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique : douze jours pour parcourir les 3 200 km, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, grâce à trente automobilistes. De ce road-trip, l’écrivain est revenu avec une galerie de portraits, des photos en Polaroïd mais aussi bien sûr des textes. Mêlant anecdotes et récits de voyage, images, musiques et lectures incarnées, Sylvain Prudhomme et Les Arts Oseurs proposent aux spectatrices et spectateurs de plonger dans l’ambiance américano-mexicaine d’aujourd’hui. Ils livrent ainsi une autre réalité de la frontière, bien plus ouverte qu’on ne le croit, et des témoignages touchants, authentiques, célébrant la vie.

mardi 01 mars | À la découverte de l’oeuvre de Michelle Perrot

Lecture concert par Isabelle Bagur (flûte & voix) & Jean-Paul Raffit (guitare électrique)

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Michelle Perrot est une historienne, professeure émérite d’Histoire contemporaine à l’université Paris-Diderot et militante féministe française. Par ses travaux pionniers sur la question, elle est l’une des grandes figures de l’Histoire des femmes, et reçoit notamment le prix Simone de Beauvoir en janvier 2014, décerné aux personnes qui se sont illustrées par leur oeuvre et leur action à promouvoir la liberté des femmes dans le monde.

En ouverture de la semaine qui lui est dédiée, L’Orchestre de chambre d’hôte vous propose une plongée dans l’oeuvre de cette autrice.

Si tout va bien, la lecture sera suivie par la projection du documentaire Femme de mère en fille de Valérie Guillaudot.

Ta mère, ma grand-mère, a eu dix enfants dans un monde agricole, dévot et patriarcal. Toi, ma mère, tu ne voulais pas d’enfant. Tu souhaitais te libérer des contingences domestiques. C’est dans ma cuisine, transformée en salle de montage, que je reconstitue nos parcours de femmes ; un siècle de refus et d’acceptations de ces rôles de mère et de maîtresse de maison.


Une soirée en partenariat avec Caméra au poing, en présence de la documentariste.

mardi 08 mars | Je veux me battre partout où il y a de la vie · de Clara Zetkin

Lecture croisée par Sonia Belskaya

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En plus d’être féministe, celle qui a inventé la Journée internationale des droits des femmes, célébrée tous les 8 mars, était aussi révolutionnaire, pacifiste et antifasciste, députée pendant treize ans et amie fidèle de Rosa Luxemburg. Je veux me battre partout où il y a de la vie rassemble des lettres, des discours et des textes théoriques, une biographie et des portraits par différent·es auteur·es de celle qui voulait se battre « partout où il y a de la vie ».

En stratège, Clara Zetkin a ouvert la voie vers un monde délivré du suprémacisme masculin. Loin d’être une observatrice impartiale, c’était une militante très engagée ; une vraie pionnière.
Angela Davis

mardi 15 mars | Rue Jules Dalou : résilience et vivre-ensemble

Théâtre documentaire par Gabriel de Richaud & l’association Militants des Savoirs

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Dix ans après l’assassinat de Jonathan, Gabriel et Arieh Sandler, et de Myriam Monsonego au collège-lycée juif Ozar HaTorah (renommé Ohr Torah), situé rue Jules Dalou à Toulouse, l’association Militants des Savoirs élabore un projet de recherche autour des témoignages des victimes et des récits de témoins (ancien·nes élèves, parents d’élèves, enseignant·es, habitant·es de la rue).

Il documentera les traumatismes, mais également la résilience dont chacun·e a dû essayer de faire preuve pour continuer à vivre après ce drame.

Le dramaturge Gabriel de Richaud s’emparera de ce projet autour du travail de mémoire et du vivre-ensemble pour proposer une création originale. C’est cette oeuvre que nous vous proposons de découvrir.

mardi 22 mars | Rendez-les nous vivants ! · de John Gibler

Lecture croisée par Julie Pichavant (voix) & Christophe Barrière (univers sonore et vidéo)

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En écho au festival Cinélatino, voici l’histoire vraie des quarante-trois étudiants d’Ayotzinapa. « Le flic est arrivé et il a braqué son gros calibre sur ma tête. Il a dû hésiter : “Je le tue, maintenant ?” »

La nuit du 26 septembre 2014 à Iguala, dans l’État de Guerrero au Mexique, six personnes ont été assassinées et 43 étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa ont disparu. Cette « affaire » a réveillé la société mexicaine dans ses bases les plus profondes et a suscité un élan de solidarité internationale.

Le gouvernement s’est empressé de répandre de fausses rumeurs et de conclure l’enquête par des théories aussi fumeuses que mensongères. John Gibler, lui, s’est rendu sur les lieux quelques jours après les faits pour comprendre ce qui s’était passé. Pendant près d’un an, il s’est entretenu avec les rescapés, les témoins des attaques et les parents des disparus. Ce livre est fait de leurs voix.

Un livre publié aux éditions Ici-bas (ex-CMDE).