14.01 > 19.01

La Poésie c’est le pied !

Genre : Poésies

Salle : Cave et foyer

Tarifs : 6 € | Pass 6 soirées : 30 €

Horaire : 19h30 ou 20h30

La poésie c’est le pied ! est un rendez-vous pluridisciplinaire où la poésie se donne à entendre sous toutes ses formes : lectures, concerts, performances, rencontres, conférence… un portrait vivant et, espérons-le, enthousiasmant de la poésie aujourd’hui.

 


 

 

Lundi 14 janvier | 20h30

Carte blanche à Emmanuel Adely

L’oeuvre d’Emmanuel Adely abandonne la « langue des livres » comme une peau morte pour grandir à côté du champ littéraire et de ses acteurs médiatiques. Toute parole est matière à création (discours, article, récit d’enquête..) dès lors que les faits, les dates, les heures échappent à la dépêche clinique, se précipitent (vitesse et chimie) et éclatent en fragments solides, en alliages nouveaux, en un langage (flux, rythme et sens) inédit. Ses textes explorent la dimension essentiellement fictionnelle du réel et s’illustrent dans une écriture flux, souvent libérée d’une seule traite, balayant parfois jusqu’à l’ultime ponctuation.
Après la Cave Poésie, retrouvez Emmanuel Adely toute la semaine au Vent de signes (impasse Varsovie, quartier Saint-Cyprien), pour une lecture musicale de son texte La Très bouleversante confession

 


 

 

Mardi 15 janvier | 19 h 30

La Descente de l’Escaut de Franck Venaille
Lecture musicale par Jean-Charles Dumay & Silvia Lenzi (violoncelle)

Franck Venaille est un des poètes majeurs du xxe siècle. Il entreprend de longer le fleuve Escaut, depuis sa source dans les collines françaises de l’Artois, à travers les paysages industriels de Flandre, jusqu’aux Pays-Bas où le fleuve se jette dans la mer du Nord. De ce voyage solitaire au rythme de la marche qui est aussi un retour sur lui-même, une plongée au coeur de l’intime, une confrontation à l’angoisse qui l’étreint, Venaille en tire un long poème. L’écriture épouse le cours du fleuve, son lit, ses berges, sa sinuosité ou sa platitude, les habitants qu’il abrite, les cadavres qu’il charrie. Sur les chemins de halage, il se rêve cheval, tue la langue maternelle au profit du discours animal. Embourbé, les jambes dans la vase de l’Escaut, il meurt et renaît par les mots, face à la mer.

 


 

 

Mercredi 16 janvier | 20 h 30

Improvisation par Serge Pey (texte et voix)
Beñat Achiary (voix) & Julen Achiary (percussions et voix)

Moment de grâce en juin dernier à la Cave Poésie avec ces trois artistes, en clôture du colloque Serge Pey un poète chercheur en action. Nous avons choisi de les réinviter à l’occasion de cette deuxième édition de La Poésie c’est le pied. L’imprévu frappe à la porte… Ouvrez-lui sans hésiter.

 


 

 

Jeudi 17 janvier | 20 h 30

Maison. Poésies domestiques et autres textes par Emanuel Campo

Emanuel Campo, né en 1983, habite à Lyon. Poète et auteur-interprète, il écrit autant pour la page que pour sa propre voix. Il publie son premier recueil Maison. Poésies domestiques en 2015 aux éditions la Boucherie Littéraire. En 2018, paraît son deuxième livre Puis tu googlas le sens du vent pour savoir d’où il venait aux éditions Gros Textes. Il crée ses spectacles au sein de sa compagnie Étrange Playground, tout en collaborant avec d’autres compagnies de théâtre en tant qu’auteur ou auteur-interprète. Avec son groupe de musique PapierBruit, il sort en 2017 l’EP Giratoire.

 

Natyotcassan par Natyot et Denis Cassan

Artiste pluridisciplinaire, passionnée des mots, de musique et d’art, architecte et chanteuse, performeuse et auteure, Nathalie Yot a un parcours hétéroclite à l’image de son écriture. Avec le musicien/aménageur sonore Denis Cassan elle a monté le projet Natyotcassan en 2014… Sa poésie se confronte aux sons obsessionnels des machines. Des textes ciselés, âpres, aux confins de l’intime, s’installent sur une musique électro, nous faisant découvrir une poésie singulière.

 


 

 

Vendredi 18 janvier | 20 h 30

Carte blanche à Laura Vasquez

Laura Vazquez vit à Marseille. Elle a publié trois textes aux éditions Derrière la salle de bains. Son livre La main de la main est publié chez Cheyne éditeur ; son livre Oui. chez Plaine page. Certains de ses textes ont été traduits en chinois, italien, anglais, portugais, espagnol, norvégien, néerlandais et allemand. Elle fait aussi des lectures et poste
des vidéos sur internet.

 

Nicolas invite Vargas par Nicolas Vargas

Né dans les années 80, Nicolas Vargas est un poète dans l’action, à la grammaire physique, enflée par le poème. Chacun de ses projets a une couleur particulière, performances souvent reliées à un livre qui permet de continuer l’aventure ailleurs. On peut le voir régulièrement dans des festivals un peu partout en France et ailleurs. Auteur de cinq livres, il a reçu en 2017 le Prix SGDL Révélation Poésie pour son recueil Emovere. Avec Nicolas invite Vargas il nous propose une série de lectures performées de textes qui lui sont chers : Au départ tout va (éd. Lanskine), A-vanzar (éd. Plaine Page), Emovere (éd. La Boucherie littéraire)…

 


 

 

Samedi 19 janvier | 20 h 30

Carte blanche à Chiara Mulas

Diplômée de l’académie des Beaux-Arts de Bologne (Italie), Chiara Mulas vit et travaille à Toulouse. Artiste du rituel et de l’ethnopoésie, sa recherche artistique la conduit à explorer les rituels de la mort, de sa tradition, qu’elle réactualise dans sa pratique contemporaine. Vidéaste, performeuse, plasticienne, elle invente un nouveau rapport à l’art contemporain, aussi bien dans l’art attitude que dans le happening ou ses installations vidéos dans lesquelles elle se met en scène. Ses performances hiératiques, violentes, sonores, inventent un nouveau rapport au corps et à sa représentation. Chiara Mulas est une artiste des passages et des fractures réunifiées du symbolique. Sarde, son art identitaire parle à l’univers depuis son village de la Barbagia et revendique une préhistoire, c’est-à-dire une inspiration avant la narration de l’histoire.

 

V. H. S. (Very Human Simplement) par Nicolas Vargas

Nicolas Vargas revient avec une conférence décalée dont il a le secret… À la façon d’un effeuillage sonore, Vargas revisite son livre le plus turbulent. Au cours de ce set drôle, nerveux et nostalgique, il sonde ses souvenirs, ainsi que ceux qu’il a en partage avec ses parents (sans forcément qu’ils s’en rappellent eux-mêmes), il se rappelle son institutrice de l’école communale de Goudon (dont il est toujours plus ou moins amoureux), il évoque ses copains du bal d’Aubarède (le bar à bagarres du samedi soir), il se remémore « le feu père de Stéphane (qui) avait bu un Perrier cul-sec » ou « Christophe (qui) cassait les verres avec ses dents », etc… Tout un petit monde, comme on dit, son petit monde, à Nicolas Vargas, lequel – bien sûr – est le nôtre.

Réservation

14.01
20h30
15.01
19h30
16.01
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19.01
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